XIX – LA VILLE INTERPELLEE PAR LA MONDIALISATION : 6) Ville mondiale ou ville globale/duale ? avec Saskia Sassen, Manuel Castells et Pierre Veltz

Malgré  les effets de la mondialisation – ou à cause d’eux – des géographes anthropologues comme Michel Lussault et des sociologues mâtinés d’économistes et de politologues comme François Ascher ont amplement démontré que l’espace n’avait rien perdu, ni de son caractère contraignant ni des atouts qu’il recelait. Encore faut-il savoir les exploiter. C’est, entre autres, l’auteure de La ville globale qui a mis l’accent sur l’importance de la localisation des centres de direction du capitalisme mondial et insisté sur les enjeux de la proximité pour les services venant en appui de ces centres. La réorganisation de l’économie mondiale des trente dernières années n’a-t-elle pas eu pour conséquence, comme le note Sophie Body-Gendrot dans sa préface à La ville globale, l’ouvrage de Saskia Sassen, de donner « un rôle stratégique à quelques métropoles qui remettent le local au cœur du processus global ».

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La « City » de Londres / Photo Mewiki / Wikimedia Commons

 6) La ville mondiale ou la ville globale/duale ? avec Sakia Sassen, Manuel Castells et Pierre Veltz 

Fernand Braudel nous avait familiarisés avec la ville-monde, mais dans le cadre d’économies-mondes coexistantes correspondant aux deux premières mondialisations, celle de la Renaissance et de la Révolution industrielle[1]. Au paravent, l’urbaniste britannique Peter Hall avait déjà cherché à cerner le concept de ville mondiale à travers le volume d’affaires, dépassant le cadre national, qui y était traité[2]. Concept repris ensuite par John Friedmann, town planner américain[3].

Pour Saskia Sassen, sociologue et économiste américaine, cosmopolite (de parents d’origine néerlandaise), auteur de La ville globale : New-York, Londres, Tokyo (1991), le phénomène d’urbanisation mondiale doit être appréhendé par les deux bouts de la chaine qui a marqué son évolution : par le bas, avec l’exode rural et l’émigration, et par le haut avec l’internationalisation économique et financière. On assiste au paradoxe suivant : dispersion de la production industrielle – dont témoignent les délocalisations –parallèlement à la concentration des services et à la centralisation du commandement dans les villes mondiales.

C’est ainsi que la dispersion des activités et la centralisation des fonctions a fait émerger la ville globale dont l’idéal-type est, pour l’auteure, représenté par New-York, Londres et Tokyo.

Saskia Sassen commence par rappeler les trois modèles économiques qui se sont succédé pour expliquer l’articulation des secteurs de pointe – propres à chaque période – avec l’activité économique :

 1)      La théorie générale du développement économique, selon laquelle le développement, stimulé par les progrès dans l’industrie, tend à se généraliser avec pour corollaire une intégration croissante des travailleurs sur le marché de l’emploi. C’est la conjoncture propre de l’après-guerre avec les effets escomptés du fordisme.

2)      Le modèle du fondement économique, ou secteur d’exportation, spécifique d’une économie urbaine, avec ses effets multiplicateurs : les activités fondamentales (basiques),  de plus en plus représentées par les services, qui prennent le relai des produits industriels, dégagent des surplus exportables et ont un effet d’entrainement sur les autres secteurs d’activité.

3)      Le modèle sociologique de l’économie postindustrielle reposant sur l’économie de la connaissance marquée par le développement de la recherche, des formations et des nouvelles technologies de l’information et de la communication.

Au terme de cette évolution, « la dispersion géographique de la production – qui entraine son internationalisation – a contribué à la croissance des nœuds de services centralisés pour la gestion et la régulation de la nouvelle économie mondiale. » Ainsi, l’auteure peut-elle écrire « que la mondialisation croissante, doublée de la concentration accentuée du contrôle économique, a donné aux grandes villes un rôle clef dans la gestion et le contrôle d’un tel réseau mondial. »

Saskia Sassen met en évidence la complémentarité, plus que la concurrence, des trois villes globales de son palmarès : Tokyo pour l’exportation de capitaux, Londres pour la mise en œuvre de ces capitaux grâce à son réseau bancaire, New-York pour l’accueil des capitaux et la centralisation des décisions d’investissement (économie trans-territoriale). Ainsi, l’avenir de l’économie de services ne peut se développer indépendamment du secteur secondaire. En revanche, alors que ce dernier est de plus en plus délocalisé, les services de haut niveau relèvent d’une économie nationale jalousement gardée.

Aujourd’hui, les activités de service, de la finance et des savoir-faire dominent, entraînant une qualification accrue des emplois et une augmentation des revenus. Ce qui explique le phénomène de gentrification de secteurs entiers des grandes villes ainsi que la constitution d’un noyau dure de services de haut niveau contribuant à renforcer les fonctions des centres-villes. Parallèlement on assiste au développement de la suburbanisation : les rénovations de secteurs insalubres étant à l’origine de l’éviction des classes populaires  défavorisées, dont les immigrés, et leur remplacement par les couches sociales aisées (polarisation économique et sociale). C’est que la croissance économique est désormais corrélée à l’accroissement des inégalités. L’économie mondiale n’est plus fondée sur la croissance de la consommation des classes moyennes, en perte de vitesse, mais sur l’exportation des services. Les marchés mondiaux sont des marchés de capitaux et de services. En contrepartie, la précarisation de l’emploi et la pauvreté des secteurs économiques dépendants, soumis à une forte pression à la baisse des coûts, fragilise l’économie. On assiste à un phénomène d’auto-exploitation d’une classe d’employés supérieurs qui ne détenant pas la propriété des moyens de production n’ont aucune influence sur la marche de l’économie. Le développement des secteurs de pointe coexiste en fait avec la survivance d’un secteur industriel qui lui est lié, avec pour corollaire sur le plan social la bipolarisation des revenus (enrichissement d’une minorité et appauvrissement d’une majorité) et pour conséquence la ségrégation spatiale. A la globalité, facteur de prospérité, répond la dualité, source de vulnérabilité.

Dans une interview du journal Le Monde du 20 avril 2009, S. Sassen revient sur la crise financière de 2008, prévoyant une accélération de l’exode rural les économies non urbaines impuissantes à les accueillir dans des villes à l’urbanisation galopante non maîtrisée. D’où l’aggravation de la bidonvillisation qui pourrait gagner, sous d’autres formes, les pays développés comme en témoigne l’extension du phénomène des quartiers de tentes.  Que faire alors pour enrayer les conséquences d’un processus irréversible ? « Le meilleur moyen de redynamiser nos villes, répond-elle, c’est de les convertir au développement durable. Cela créerait une énorme quantité de travail, qui nécessiterait des partenariats entre le public et le privé. »

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A la différence de la mégapole, définie sur la base de critères quantitatifs (population), la ville globale relève de critères qualitatifs que l’on peut synthétiser sous l’expression de poste de commandement ; lequel regroupe les autorités financières et les marchés de capitaux (bourses) ainsi que les services désormais indispensables au fonctionnement de l’économie mondialisée : services financiers, juridiques, comptables, d’assurances, de communication, etc. Tout dépend donc du ou des critères adoptés. Alors que le classement à partir du produit urbain brut (PUB), autrement dit de la valeur de la richesse produite, place Tokyo en tête, puis New-York et Osaka, celui de l’équipe du GaWC[4], établi sur la base de la densité en services supérieurs (comptabilité, publicité, finance et services juridiques) retient quatre villes : Londres, Paris, New-York, Tokyo.

La question demeure posée : ville mondiale ou ville globale ? Les deux notions à l’heure de la troisième mondialisation se recoupent. Néanmoins quand on parle de ville mondiale c’est plutôt pour mettre l’accent sur la taille en termes de population permettant de situer les agglomérations considérées sur une échelle hiérarchique, alors qu’en parlant de ville globale on référerait plutôt à l’attractivité sur une base multicritère et à l’inscription dans une structure en réseau mondiale faisant passer la complémentarité des fonctions avant le rang hiérarchique. Pourtant, dans les deux acceptions, une économie qui s’affranchit toujours plus des frontières – économie intégratrice qui est plus que la somme des économies de jadis – s’accommode de territoires nationaux, et les tendances à l’uniformisation sous l’impulsion d’une économie planétaire vont de pair avec une diversité culturelle inséparable de l’attractivité. C’est dire combien la troisième mondialisation a transformé les rapports entre les hémisphères Nord et Sud, avec l’émergence des villes tentaculaires, et bouleversé les relations des métropoles avec leur périphérie, à l’origine d’une dualisation qui a vu se développer les gated communities et les bidonvilles[5].

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L’analyse s’affine avec Manuel Castells, qui n’hésite pas à faire pour la circonstance le grand écart avec le structuralisme marxiste (plus avec le marxisme qu’avec le structuralisme : structure, système, réseau ne participent-ils pas d’une même forme ignorant l’histoire ?). Dans L’ère de l’information : La société en réseaux[6], il commence par distinguer le mode de développement contemporain de ceux, agraire et industriel, qui l’ont précédé, et qu’il qualifie d’informationnel : « C’est l’action du savoir sur le savoir même comme source principale de la productivité. » Ce nouveau mode de développement nous précipite dans un monde virtuel de symboles caractérisé par la simultanéité et l’ubiquité. Dans cet « espace de flux en réseaux, hors de l’histoire », les villes globales sont resituées au niveau des nœuds de communication d’un réseau mondial de flux humains, d’informations et de services avancés[7] justifiant la dénomination d’ « archipel mégalopolitain ». Ainsi, mieux que la mesure de la densité du stock de services, celle de l’intensité des flux entre villes serait plus pertinente pour positionner les villes sur une échelle multicritère. Mais l’espace des flux, qui sous-tend l’activité, n’abolit pas pour autant l’espace des lieux, celui de la vie quotidienne. Pas plus que la généralisation de l’urbain n’annoncerait la mort de la ville. D’ailleurs, Olivier Mongin n’a-t-il pas donné pour titre à son dernier livre : La ville des flux[8].

En tout état de cause, la prise de conscience de la complexité de la mondialisation conduit à renoncer à tout classement linéaire au profit de la mise en évidence d’un jeu complexe d’influences plus ou moins réciproques faisant intervenir en plus des critères spatial et démographique traditionnels, le poids des services et des échanges culturels lié à l’ampleur des migrations et à l’intensité des flux financiers.

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De son côté, Pierre Veltz, dans Mondialisation, villes et territoires. L’économie d’archipel[9], s’attache à analyser en parallèle l’évolution de l’économie mondiale et l’urbanisation des territoires, soumis à des processus de polarisation, conséquence de la libéralisation de l’économie et du durcissement de la compétition entre entreprises. C’est dans ce contexte que s’étend le phénomène de métropolisation qui affecte les villes, conduites, pour garder leur rang, à s’inscrire dans des réseaux dont les nœuds deviennent stratégiques. Mais, fait-il observer, le réseau n’efface pas le territoire, dont dépend le développement des solidarités locales, desquelles la compétition mondialisée ne saurait se passer. Il démontre, en effet, que la réduction des coûts de communication et transport n’a pas tant pour effet de favoriser la diffusion des connaissances et des activités que leur concentration dans les espaces qui se révèlent les plus propices à leur développement. D’où cette économie en archipel fondée sur des villes interconnectées mais néanmoins toujours territorialisées. P. Veltz insiste à cet égard sur la dimension relationnelle de la compétitivité inséparable de l’ancrage territorial de l’économie. D’une part, « si la métropole devient la forme spatiale dominante c’est parce qu’elle offre, dans ce nouveau contexte, à la fois plus de marché et plus d’externalités, de multiples natures », d’autre part, « si l’on considère les lignes de force des nouvelles organisations en réseau qui se développent dans les firmes, dans les chaînes économiques en général, on constate que toutes ces tendances ont en commun de chercher à marier un niveau élevé de coopération et un niveau faible d’engagement réciproque dans la durée entre les acteurs de ces coopérations »[10].

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Aussi, de même que la mondialisation et ses conséquences sur une urbanisation galopante et en tache d’huile ne fait pas perdre à l’urbain ce qui constitue l’essence de la ville, à savoir la centralité[11], de même la dématérialisation des communications, loin de rompre les liens de la ville avec son territoire, au contraire les renforcerait.

Les typologies, les classements hiérarchiques sont une chose, la configuration que prendront à l’avenir ces réseaux en est une autre : réseau de villes ou ville en réseaux ? La troisième mondialisation, qui correspond au développement du tertiaire et de l’économie numérique, annonce-t-elle – au delà de la ville-monde – l’avènement de la ville planétaire ?

Ville planétaire, mais intégrant alors, on aurait un peu vite tendance à l’oublier, une agriculture et une économie rurale –  pas seulement hors sol –mécanisée et numérisée, qui, pour présenter un caractère urbain désormais universel, n’en manifestent pas moins un aspect contrasté dans lequel s’exprime le dynamisme et la variété auxquels la vie s’identifie[12]. C’est prémonitoirement que Gaston Roupnel [13] écrivait en 1932 dans un lyrisme à des années-lumière de notre civilisation digitale : « Cependant, sous la vie ancienne qui continue, commencent des modes nouvelles. Au fond de sa campagne, ce cultivateur moderne n’est plus un isolé. Il connaît les commodités urbaines. […]. L’antique solitude se dissipe. L’Univers entier donne son assistance et sa présence à cette vieille vie au fond des campagnes. Et dans son petit coin de la terre, le paysan se sent à la fois, et dans la fidélité de la tradition, et dans la générosité des actes nouveaux. Derrière lui, c’est la force des âges qui le porte et le soutient. Auprès de lui, l’humanité complète est là qui parle et qui pense !… Elle est là avec son âme immense !… C’est être deux fois sur terre que d’y être ainsi ! » A cette réserve près, qu’avec la troisième mondialisation qui a vu se généraliser la mentalité et le mode de vie urbain nous ne pouvons plus nous considérer comme étant deux fois sur terre, l’âme du paysan, supplantée par celle de l’agriculteur, ayant été absorbée par l’esprit des villes, du moins dans les pays de la vieille Europe et dans ceux qui ont hérité de sa culture. Peut-on pour autant être sûr que l’avenir des autres, émergents ou non, entraînés dans leur sillage par les flux de communication, s’en trouve tout tracé ? Et ne suffirait-il pas que des mailles du filet planétaire craquent, pour que, à supposer qu’il ne s’effondre pas, il doive être remis sur le métier.

Post-scriptum du 27 novembre 2014 :

Dans une chronique publiée dans le supplément Eco & Entreprise du Monde daté de ce jour, intitulée Pourquoi nous préférons les villes, Carlo Ratti et Matthew Claudel, chercheurs au MIT, exposent les résultats d’une étude de sciences sociales informatiques – nouvelle discipline en développement – tendant à démontrer que « plusieurs indicateurs socio-économiques – tant positifs que négatifs – augmentaient au même rythme que la population locale » : salaire moyen, productivité…, mais aussi diverses pathologies, dont le VIH (!), la criminalité, etc. Et d’expliquer que ces corrélations seraient liées à la facilité des connexions que les villes offrent d’autant plus à leurs résidents qu’elles sont de grande taille. D’autre part, les auteurs notent que dans les grandes villes les habitants sont enclins à se regrouper en « villages » selon un coefficient de regroupement. Ces deux constats se conjugueraient pour favoriser la circulation des idées et, partant, stimuler l’innovation. Ce qui bien évidemment contribue à conforter le leadership des villes dites « mondiales » ou « globales » et sans doute également – les auteurs de l’article ne le disent pas – à creuser encore un peu plus le fossé qui sépare les nantis d’un capital culturel et relationnel des laissés-pour-compte de la « société informationnelle ».

On peut s’attendre à ce que dans un proche avenir, les sciences sociales informatiques, sociologie, économie et géographie incluses, permettent, sinon de valider, du moins d’approfondir les thèses développées par Sassen, Castells et Veltz, entre autres chercheurs. On peut même escompter que les recherches des sciences susdites viendront nourrir les réseaux existants contribuant à les étendre et les renforcer pour… le meilleur, espérons le, le pire aussi peut-être, hélas. Tout dépendra de la faculté de l’homme à ne pas se laisser asservir par l’outil informatique et son avatar, le Net.


A SUIVRE :

7) Mike Davis et le stade suprême du capitalisme immobilier

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[1] Civilisation matérielle, économie et capitalisme, XVe-XVIIIe siècles (1979).

[2] Les villes mondiales (1966).

[3] L’hypothèse de la ville mondiale (1986).

[4] Globalization and World Cities Research Network : réseau d’études sur la globalisation et les villes mondiales fondé par Peter J. Taylor géographe anglais. Sur la base du critère de la densité des services aux entreprises, reflet du niveau de connectivité, le GaWC distingue trois catégories de villes mondiales désignées par les lettres grecques alpha, villes de classe majeure disposant de toutes la gamme de services avancés  (10 villes sur 55), bêta, villes ayant principalement assises leur puissance sur le négoce (10/55) et gamma, villes de classe mineure mais néanmoins à rayonnement international (35/55).

[5] V. article de Cyntia Ghorra-Gobin : A l’heure de la « deuxième » mondialisation, une ville mondiale est-elle forcément une ville globale ? (Revue franco-brésilienne de géographie : 2009 – n° 5). A noter que l’auteure ne retient que deux mondialisation, celle concomitante avec la révolution industrielle et celle contemporaine de la révolution informatique.

[6] La société en réseaux (1998), premier tome de la série L’ère de l’information sera suivi de Le pouvoir de l’identité et Fin de millénaire en 1999.

[7] Cf. le site Global Cities.

[8] Paru en 2013. Nous renvoyons à notre compte rendu du 16 juin 2014, titré « La condition urbaine » dans « La ville des flux », dans la même série d’articles.

[9] 1996.

[10] Métropolisation et formes économiques émergentes in Les métiers de la ville. Les nouveaux territoires de l’action collective (colloque de Cerisy, 1999). Plus loin, P. Veltz résume son propos ainsi : « Aujourd’hui : exigences de coopération intense, sur fond de liens sociaux faibles. Hier : exigences de coopération médiocres, sur fond de liens forts. »

[11] Cf. les positions contrastées à cet égard de Françoise Choay et Yves Chalas (voir la conclusion notre article du 4 juillet 2013 sur Henri Lefebvre : du « Droit à la ville » à « La révolution urbaine » dans la série IV – Les tendances se réclamant du marxisme).

[12] Cf. le concept de ville en transition popularisé par Rob Hopkins. La prise de conscience de la survenue du pic pétrolier nécessiterait selon l’écologiste britannique de prendre en compte les limites de la croissance énergétique et d’en tirer toutes les conséquences relativement à nos modes de vie, particulièrement en ville. Le concept rejoint celui plus global de permaculture – contraction de l’anglais permanent agriculture – développé en Australie par Bill Mollison, biologiste et David Holmgren, écologue en réaction contre l’agriculture industrielle. La permaculture ou culture permanente et soutenable vise à promouvoir une agriculture économe en énergie et respectueuse de l’environnement. Elle s’inscrit dans une perspective d’hybridation des sciences de la nature et de la société ainsi que dans un contexte d’urbanisation indéfini. (V. l’article d’Adrien Krauz du 1er décembre 2014 sur le site de Métro politiques : Les villes en transition, l’ambition d’une alternative urbaine)

[13] Histoire de la campagne française.

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Chères lectrices, chers lecteurs

Qui ne croise chaque jour ou presque, au coin de sa rue, un SDF (un clochard, un mendiant ? c’est selon l’humeur de l’époque) qui sollicite notre générosité. Il ne réveille pas tant notre conscience, qu’il ne témoigne de notre humaine condition que les feux croisés de la globalisation et dualisation tendent à rabaisser.

Merci de me faire part de vos commentaires, même et surtout critiques, de me signaler toute erreur ou mésinterprétation dans la rubrique ci-dessous. A moins que vous ne préfériez m’écrire à l’adresse suivante : serre-jean-francois@orange.fr.

A bientôt.

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