L’ART DANS TOUS SES ETATS : peinture, poésie, musique…

Copernic, l’astronome par Jan Matejko (XIXe siècle)
Wikimedia Commons / PD-Art

« Comme l’univers échappe à l’intuition, tout de même il est transcendant à la logique. » (Paul Valéry – Au sujet d’Eurêka in Variété)

En ces temps de bruits et de fureurs qui chaque jour renforcent un peu plus le sentiment irrésistible de notre précarité, il est bon de rappeler avec Baudelaire que « la soif insatiable de tout ce qui est au-delà, et que révèle la vie, est la preuve la plus évidente de notre immortalité. » (Notes nouvelles sur Edgar Poe)

Détour par l’art et la correspondance de ses formes avec les figures que la vie fait continûment défiler d’une existence à l’autre.


« Il en est ici comme de la première idée de Copernic : voyant qu’il ne pouvait venir à bout d’expliquer les mouvements du ciel en admettant que toute la multitude des étoiles tournait autour du spectateur, il chercha s’il n’y réussirait pas mieux en supposant que c’est le spectateur qui tourne et que les astres demeurent immobiles. En métaphysique, on peut faire un essai du même genre au sujet de l’intuition des objets. »[1]

Et en art de même, si l’on en croit Oscar Wilde[2]. Après que Sénèque, dans le sillage d’Aristote, eut posé la nature comme pivot autour duquel l’art pouvait se déployer, Wilde aura, par un de ces renversements paradoxaux dont il est friand, conçu la vie en tant que sphère céleste, enveloppe constellée, reflétant les plis, apprêtés, que l’imagination de l’homme fait affleurer de la matière, répercutant les vibrations, subtiles, qu’il fait jaillir de l’éther :

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