LYRIQUE A N’EN PLUS FINIR

Assis sur un tapis de feuilles mortes abandonnées là par l’automne,
A l’ombre d’un saule qui, pour une fois, souriait aux rayons du soleil de midi,
Délaissant le souvenir et le rêve qu’il sera toujours temps de rappeler ou de convoquer,
Se laisser aspirer par le bonheur d’être qui imprègne toutes choses alentours,
Pénétrer par effraction dans leur intimité…

Le lyrisme ne connaît pas de fin.

DERIVE NOMADE

 

Faille de San Andreas
Photo Ikluft / Wikimédia Commons

L’éternel retour avant la chute

L’activité mentale et la pensée tout spécialement – le dialogue silencieux du je avec lui-même – peut se concevoir comme l’actualisation de la dualité originelle, de la faille entre moi et moi-même inhérente à toute conscience.
Hannah Arendt – La vie de l’esprit, I

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L’ART DANS TOUS SES ETATS : peinture, poésie, musique…

Copernic, l’astronome par Jan Matejko (XIXe siècle)
Wikimedia Commons / PD-Art

« Comme l’univers échappe à l’intuition, tout de même il est transcendant à la logique. » (Paul Valéry – Au sujet d’Eurêka in Variété)

En ces temps de bruits et de fureurs qui chaque jour renforcent un peu plus le sentiment irrésistible de notre précarité, il est bon de rappeler avec Baudelaire que « la soif insatiable de tout ce qui est au-delà, et que révèle la vie, est la preuve la plus évidente de notre immortalité. » (Notes nouvelles sur Edgar Poe)

Détour par l’art et la correspondance de ses formes avec les figures que la vie fait continûment défiler d’une existence à l’autre.


« Il en est ici comme de la première idée de Copernic : voyant qu’il ne pouvait venir à bout d’expliquer les mouvements du ciel en admettant que toute la multitude des étoiles tournait autour du spectateur, il chercha s’il n’y réussirait pas mieux en supposant que c’est le spectateur qui tourne et que les astres demeurent immobiles. En métaphysique, on peut faire un essai du même genre au sujet de l’intuition des objets. »[1]

Et en art de même, si l’on en croit Oscar Wilde[2]. Après que Sénèque, dans le sillage d’Aristote, eut posé la nature comme pivot autour duquel l’art pouvait se déployer, Wilde aura, par un de ces renversements paradoxaux dont il est friand, conçu la vie en tant que sphère céleste, enveloppe constellée, reflétant les plis, apprêtés, que l’imagination de l’homme fait affleurer de la matière, répercutant les vibrations, subtiles, qu’il fait jaillir de l’éther :

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DES CHOSES INANIMEES ET AUTRES

Femme lisant une lettre
Pieter Hooch (1664) / Photo Jean-Pierre Dalbéra / Flickr

Des êtres et des choses

A force de vivre avec, on finit par s’habituer aux meubles de la maison, aux objets qui encombrent les consoles. Leur pouvoir d’évocation des ancêtres dont nous avons hérité s’estompe avec le temps. Il faudrait un grenier pour pouvoir les remiser, quitte à les ressortir après qu’ils aient purgé leur faute originelle : n’avoir pas d’âme. Lire la suite « DES CHOSES INANIMEES ET AUTRES »