INTERMEDE DE LA TREVE DES CONFISEURS (2)

« Façons de lire, manières d’être » (*)

A n’importe quelle heure du jour ou de la nuit, se saisir d’un livre dans sa bibliothèque, en palper la reliure, en caresser le cuir, en feuilleter les pages, en humer le papier, tomber au hasard en arrêt sur une phrase, lue, oubliée : « Adieu, mon petit Rémi ; embrasse-moi encore un coup ; tu es un brave garçon : souviens-toi qu’il faut l’être toujours. » Et se revoir enfant, sourd aux propos des adultes qui se répondent d’un bout à l’autre de la table sous laquelle nous sommes allongé, à plat ventre, jambes ballantes au rythme des phrases murmurées.

Etre brave toujours et l’être si peu resté, trahison de l’homme que nous sommes devenu.

~~~

Mieux vaut des cailloux que des miettes

Petit Poucet de nos cœurs, sème bien tes cailloux sur le chemin de notre enfance perdue.

_____________________________

(*) Titre d’un essai de Marielle Macé.

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s