APHORISMES POUR UN ETE (8) : Lumineuse destinée

« D’où venons-nous ? Que sommes-nous ? Où allons-nous ? »
Paul Gauguin (1897)
Musée des beaux arts de Boston – Catalogue 1964 (Georges Wildenstein)  Wikimedia Commons

Pour le Rig-Veda (xᵉ livre), à l’origine du monde « ni le Non-Etre n’existait, ni l’Etre ». Il y a fort à  parier  qu’il  en  sera  de même à la fin. Mais pour l’heure l’ « être » existe bien. Il ne tient qu’à nous de tirer pleinement profit de ce qu’implique  l’ « existence », d’en extraire la substance jusqu’à satiété s’il se peut.

A moins que l’espace-temps de l’univers n’ayant ni commencement ni fin, il n’y aurait plus à chercher d’absolu ailleurs que dans l’ « être », avec lequel il se confondrait.

« Pour ne point devoir finir…, il faudrait n’avoir point commencé », écrivait André Gide dans un de ses feuillets daté du 12 février [1942].

Et Diderot dans son article “Encyclopédie” du Dictionnaire des sciences, des arts et des métiers : «  L’homme est le terme unique d’où il faut partir, et auquel il faut tout ramener, si l’on veut plaire, intéresser, toucher, jusque dans les considérations les plus arides et les détails les plus secs. Abstraction faite de mon existence et du bonheur de mes semblables, que m’importe le reste de la nature ?  » 

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s