INTERMEDE HIVERNAL : Les immigrés, les bien-pensants et le bon Samaritain

 AVANT-PROPOS

La rédaction de cet article m’a conduit à refondre en grande partie mon compte rendu du livre de l’anthropologue suédois Ulf Hannerz : Explorer la ville, auquel il est fait référence, pour corriger certaines erreurs d’interprétation et le compléter. L’anthropologie urbaine de Hannerz, à la charnière de la psychologie sociale, de la sociologie et de l’ethnologie se situe en effet dans la lignée des fondateurs de l’école de Chicago, qui ont repris à Simmel la figure de l’étranger, emblème de la ville contemporaine. (Article initialement posté le 4 août 2013 dans la série : L’anthropologie urbaine).

http://urbainserre.blog.lemonde.fr/2013/08/04/lanthropologie-urbaine-ii/

 

194px-Vincent_Willem_van_Gogh_022Le bon Samaritain de Vincent van Gogh (d’après Delacroix) / Kröller-Müller Museum / Wikimedia Commons

Les immigrés, les bien-pensants et le bon Samaritain

L’évasion dans son semblable, avec d’immenses perspectives de poésies, sera peut-être un jour possible.
René Char – Partage formel (LV) in Fureur et Mystère

Qui de la génération 68, n’a pas reçu une éducation chrétienne ? Et mai 68 n’a-t-il pas prélevé une grande partie de son inspiration de ce côté-là. Mais les valeurs du christianisme n’ayant pas moins été trahies que celles du communisme, le libéralisme triomphant s’est cru autorisé à les jeter les unes et les autres aux orties avec le soutien des intellectuels bien en cour[1]. Vilipendés par Nizan en son temps, ils se portent toujours bien, se fortifiant même, pendant que de leur côté les soixante-huitards se décatissaient inexorablement. Il n’y a plus guère qu’Alain Badiou pour encore tenir le flambeau du communisme. Quant aux chrétiens de gauche, il faut les chercher longtemps pour les découvrir, et quand on a la chance d’en avoir débusqués, encore faut-il bien tendre l’oreille pour les entendre.

A dire vrai, en tant qu’agnostique d’éducation chrétienne, on peut se sentir aussi éloigné de la bonne conscience des bien-pensants que proche des chrétiens, du moins de ceux qui ont encore la capacité de douter. J’entends par bien-pensance, cette mouvance de chrétiens pour lesquels, généralement, la charité qu’ils clament haut et fort s’arrête aux portes des églises. Tout juste condescendent-ils à faire l’aumône au SDF (le pauvre d’hier) qui tend sa sébile sur le seuil ; le noyau dur de cette mouvance, très sûre d’elle-même, étant constitué des traditionalistes et, sur le plan politique, des électeurs du Front National, de plus en plus débordés sur leur  droite comme sur leur gauche. Pour les bien-pensants, la morale est cantonnée à la sphère privée ; il importe qu’elle n’empiète pas sur le politique au regard duquel seul compte le critère d’efficacité [2]. Soulever la question morale en matière politique est plus qu’indécent, contre productif. On est, dans la sphère de la bien-pensance, réaliste par vertu. Peu importe que le Christ ait proclamé du haut de la montagne : « Heureux ceux qui sont persécutés pour la justice, car le royaume des cieux est à eux ! » (Matthieu : 5.10). Béatitude politiquement incorrecte que, pour un peu, ils prendraient à la lettre.

En ce temps de tragédies, alors que la bien-pensance est confrontée à une perversion extrême de l’islam, il n’est sans doute pas inutile de remonter aux sources judéo-chrétiennes de notre culture.  Outre qu’elle a inspiré les artistes les plus célèbres : Rembrandt, Delacroix, Van Gogh, entre autres, la parabole du bon Samaritain  (saint Luc : 10, 25-37)[3] est reprise dans la lecture de l’Evangile chaque 12e dimanche après Pentecôte – difficile de l’ignorer :

  • Première question du légiste: « …que dois-je faire pour recevoir en partage la vie éternelle ? »
  • Réponse dans le Deutéronome (6,5) : « Tu aimeras […] ton prochain comme toi-même. »
  • Deuxième question: « Et qui est mon prochain ? » Le prêtre et le lévite, qui ont passé leur chemin, ou le Samaritain qui est venu en aide au blessé, victime des bandits ?
  • Réponse du légiste, suggérée par Jésus : « C’est celui qui a fait preuve de bonté envers lui. »[4]

Le prochain est celui qui éprouve de la compassion, de la miséricorde, y compris pour l’étranger. On l’aura noté : le prochain n’est pas l’étranger, mais celui qui porte secours, qui, en toute liberté, par une démarche volontaire se rapproche de l’étranger[5]. Encore faut-il que l’étranger accepte d’être secouru par son prochain. Par cette acceptation, qu’elle soit tacite ou expresse, la symétrie éludée de la parabole se trouve rétablie. On peut l’appeler charité, amour, fraternité, solidarité, peu importe au fond : c’est affaire de sensibilité personnelle.

Mais, sa portée sociale, au-delà d’une stricte interprétation morale qu’on lui prête généralement, n’a pas échappé à Ivan Illich[6], qui mettait sur le compte de la corruption du christianisme par l’Eglise l’édulcoration du message : « L’Eglise a peu à peu travesti cette suprême folie en un devoir recommandé, puis une obligation légale. » Plus loin, il précise : « Nous ne sommes pas face à un mal ordinaire, mais bien face à cette corruption du meilleur qui engendre le pire dès qu’on institutionnalise l’Evangile et travestit l’amour en une demande de services ».

***

Pour Michel de Certeau, jésuite plus clairvoyant que contestataire : « sur le mode de l’expérience personnelle, l’Etranger est à la fois l’irréductible, et celui sans qui vivre n’est plus vivre. » Dans L’étranger ou l’union dans la différence, il ne prend pas comme exemple le bon Samaritain mais celui de la Samaritaine dont Jésus fait la rencontre au bord d’un puits (Jean : 4, 6-27). Là, la figure de l’étranger se double de celle d’une femme, qui plus est scandaleuse, comme pour mieux faire passer le message : « Chacun tient sa vérité de ce qui le lie et, simultanément, le différencie des autres. » Elle se combine, en outre, avec le symbole de l’eau, symbole de source de vie, mieux, de régénération.

Michel de Certeau nous met en garde : « une maladie nous aveugle tous : celle de l’identité. Elle consiste à refuser le fait de la différence. » Pour lui, « le mal a cent formes. La peur des autres ou la crainte d’être différent devient intolérable. Un impérialisme social de l’identique tend à s’instaurer, qui serait le règne de la tautologie […] ». Aussi nous livre-t-il  une apologie de la différence, sachant que « l’union et la différenciation croissent ensemble» et que « la non-identité est le mode sur lequel s’élabore la communion. » Il est impératif de « reconnaître la possibilité d’expériences différentes […], et donc refuser de s’identifier à la vérité et de ramener à elles-mêmes la totalité des manifestations de l’esprit.»

Dans le monde moderne, « la réciprocité des cultures et des hommes exclut l’idée d’un centre destiné à représenter le tout. Le rapport aux autres ne peut plus être conçu sur le mode d’un mouvement centrifuge et centripète par rapport à une expérience socioculturelle absolue. Le temps des croisades est clos […]. »

Par ailleurs, « l’homogénéité n’est jamais qu’une utopie. Elle caractérise les paradis artificiels d’hier ou de demain. » Raison de plus pour « surmonter cet instinct de société et de sécurité qui refuse la différence. »

***

On sait combien la figure de l’étranger hanta Simmel et ses disciples de l’école de Chicago[7]. Dans la ville nous sommes tous des étrangers les uns par rapport aux autres, nomades de surcroît. Dans la rue, sur les trottoirs nous sommes pris, pour reprendre la terminologie d’Ulf Hannerz[8], anthropologue urbain suédois, par le flux des va-et-vient. C’est tout juste si, débouchant sur une placette ou un square, nous consentons à adresser la parole à celui ou celle qui se sera assis sur le même banc public pour rêver, observer les gens qui passent ou, plus prosaïquement, se reposer. Nous sommes à la fois tout proches et infiniment distants. Une idéologie comme celle que nous assène le Front National voudrait nous faire croire que l’immigré, assimilé pour la cause à l’étranger, ou inversement, serait nécessairement un intrus provenant d’au-delà les frontières nationales. De telle sorte que l’immigré, qu’il soit étranger ou non, puisse revêtir l’aspect du bouc émissaire pour permettre à ces étrangers que sont les citadins, incapables de solidarité, de se mieux souder ! C’est là faire peu de cas de notre liberté et preuve d’un bien grand mépris pour cette nature humaine que nous nous efforçons de façonner au fil de notre histoire.

Mais qu’a-t-on à faire avec l’étranger, cet anonyme qui semble nous ignorer ? Hans-Georg Gadamer, herméneute, nous donne la clé dans un énoncé aussi dense que lapidaire :

« Reconnaître dans l’étranger ce qui nous est propre et réussir à l’habiter, tel est le mouvement fondamental de l’esprit, dont l’être n’est que retour à soi à partir de l’être-autre. »[9]

En habitant la ville nous habitons l’étranger et, dans un même mouvement, en nous portant vers l’autre nous faisons retour vers soi, enrichi de sa présence. En contrepartie de notre inhérente étrangeté, en tant que citadins, nous sommes riches de notre diversité. Diversité entretenue par le flux des étrangers venus de tous horizons. Dans la mesure où Madame Le Pen ambitionne, à la différence de son père, de prendre le pouvoir, on conçoit aisément, quitte à courir le risque d’enclencher un processus de sclérose irréversible, qu’elle en vienne, conforté par Eric Zemmour, mentor improvisé, à préconiser l’arrêt des flux migratoires. Il est tellement plus facile de gouverner un pays de peuplement homogène ! Raison pour laquelle, aux provocations du père, la fille substitue la manipulation du bon sens commun. Et, pour faire bonne mesure, elle joue des amalgames, entre islam et islamisme, afin de pouvoir mieux vouer aux gémonies les musulmans opportunément assimilés aux islamistes terroristes. Les bien-pensants n’ont plus, dès lors, qu’à lui emboîter le pas, trop contents de s’être trouvé un émissaire enfin présentable, porte-parole qui leur évite de proclamer tout haut ce qu’ils pensent pourtant de moins en moins en sourdine.

Qui a dit que la France sans les juifs ne serait pas la France ? Mais la France post-coloniale, sans les musulmans, serait-elle encore ce qu’elle prétend être ? Non plus une terre d’accueil, récusée aujourd’hui, mais le pays de la liberté. Et en faisant grief à l’islam de son esprit de conquête – ce qui ne peut être reproché aux juifs – ne ferions-nous pas hypocritement quelque peu bon marché de l’universalisme que la religion catholique partage avec la République ? A cette différence près, toutefois, que l’universalisme républicain ne s’exerce qu’à l’intérieur des frontières nationales.

Peut-on sans contradiction défendre la biodiversité et rejeter la diversité sociale ?  Prétendra-t-on que mixée dans le creuset nationale elle finirait par dissoudre toute singularité dans un brouet homogène ?

Les fantasmes ont la vie dure qu’entretiennent des peurs irraisonnées, mais non désintéressées.

Faut-il comme nous y invite Alain Renaut, se rallier à un multiculturalisme tempéré[10] pour conjurer les effets d’exclusion d’un universalisme dépassé par la mondialisation ?

Michel Serres a brillamment exposé dans Les cinq sens[11] les vertus de l’hybridation :

« Nul n’a vu la grande bataille des simples, nous n’expérimentons jamais que les mélanges, nous ne rencontrons que des réunions. Le corps pur est plus qu’improbable, corps noir ou âme candide. Miracle : albâtre ou jais. »

Et encore, puisqu’il n’y a pas de dispersion sans réunion, il n’y a pas plus de variation (changement, évolution, progrès…) sans variété (diversité) que de variété sans variantes :

« Nul ne peut penser le changement que sur mélanges : à tenter de le penser sur des simples, on n’aboutit qu’à des miracles, sauts, mutations, résurrections, jusqu’à la transsubstantiation. »

Philosophie anti-dialectique, autrement illustrée par les portraits végétalisés d’un Giuseppe Arcimboldo, dont la manière reflète jusqu’à l’outrance la fécondité du métissage.

Autant le dire net, le combat en faveur de la laïcité ne suffira pas à triompher de nos obsessions. La séparation des églises et de l’Etat fut en 1905 un pas de géant qui a sauvé les premières et le second d’une guerre fratricide, mais qu’il reste à parfaire en séparant à son tour la nation de l’Etat comme Ulrich Beck, qui nous a récemment quittés, devait, face à la puissance aveugle et sans frontières du néolibéralisme, s’y résoudre[12]. N’y va-t-il pas de la démocratie et de la sauvegarde de nos identités prétendument menacées ?

Identité ! Difficilement retenu, le mot ne pouvait éviter d’être lâché : bouclier, planche de salut pour les uns ; point aveugle d’inévitables affrontements idéologiques, coin mortifère de clivage social pour les autres. Ecoutons une dernière fois la voix cristalline de Michel Serres résonner de mille éclats :

« Je suis, j’existe en cette contingence mélangée qui change, change, par l’orage de l’autre, par sa possibilité d’exister. Nous nous plaçons l’un l’autre en écart au stable, risqué. »

Risqué ! Sans doute pour ceux, nombreux, qui restent confinés dans l’entre-soi. Mais que pèse le risque d’ouverture aux autres face au risque désormais planétaire ? Jamais nous ne serons trop téméraires pour défier « la société mondiale du risque », pertinemment  qualifiée par Ulrich Beck de « société en révolution permanente »[13]. Jamais nous ne serons trop solidaires pour l’affronter.

Post-scriptum :

Dans une analyse du Monde daté de ce jour ayant pour titre : Attentats djihadistes : « rien à voir » avec l’islam ? Jean Birnbaum fait observer qu’on ne saurait bien évidemment rien affirmer de tel sauf à « prendre à revers tous les intellectuels musulmans qui se battent , à l’intérieur de l’islam, pour opposer l’islam spirituel à l’islam politique, l’espérance à l’idéologie ». Certes, mais, d’une part, il faudrait démontrer que l’islam politique est dissociable de l’islam spirituel − l’histoire des rapports de l’Eglise et de l’Etat a prouvé que c’était là chose rien moins qu’aisée comme l’attestent les avatars de l’augustinisme politique avant guerre. D’autre part, il faut bien se rendre à l’évidence : l’on tue au nom de Dieu, comme d’ailleurs au nom de la nation. Et le fait que l’on tue aussi pour d’autres raisons ne saurait exonérer ni Dieu ni la nation. C’est pourquoi, ainsi que le souligne Birnbaum, à l’instar des « réformateurs juifs et chrétiens ayant travaillé à soustraire leur foi à l’emprise de ceux qui la défigurent », il revient aux nouveaux penseurs de l’islam « de fonder un islam accordé au monde moderne, à une société ouverte, où le théologique et le politique se trouveraient enfin séparés ».

Mais, il revient en plus aux nouveaux penseurs politiques, s’il en fut, de prendre enfin conscience, avec Ulrich Beck, que « la grande leçon des attaques terroristes est que ce n’est pas la nation, même la plus puissante, qui peut assurer par elle-même la sécurité nationale. La société mondiale du risque est forcée d’admettre que l’Etat-nation ne peut plus être à la hauteur des promesses qui sont inscrites dans sa Constitution, à savoir garantir à chaque citoyen le bien le plus précieux, sa sécurité. » Il faut être gravement atteint de myopie pour ne pas voir que, toujours selon le même auteur, « les Etats-nations qui barricadent leurs frontières seront en définitive mal armés pour faire face aux problèmes qui ont leur origine dans la société transnationale. Au contraire, les Etats cosmopolites aborderont les mêmes problèmes en soulignant qu’il est nécessaire d’être solidaires avec les étrangers aussi bien à l’intérieur qu’à l’extérieur des frontières nationales tout en conciliant leur détermination à exister par eux-mêmes avec le sens de la responsabilité d’autrui ».

Et notre auteur de conclure : « Au XVIe siècle, la paix de Westphalie a clos la guerre civile de religion que nous appelons la Guerre de Trente ans par la séparation de l’Eglise et de l’Etat. De manière semblable, la séparation de l’Etat et de la nation peut mettre fin aux guerres mondiales et civiles du XXe siècle. De même qu’un Etat a-religieux a finalement rendu possible la coexistence pacifique de multiples religions, un réseau coopératif d’Etats cosmopolites peut offrir les conditions pour que les multiples identités nationales et religieuses coexistent côte à côte grâce au principe de tolérance constitutionnelle. »[14]

Si c’est là faire preuve de beaucoup de naïveté ou d’optimisme en excès, comment qualifier ceux qui se taisent ou laissent faire face au déchaînement de la haine ? Qui enfin ose encore opposer et agiter, après les journées tragiques dont nous avons été les témoins impuissants, le spectre de la diabolisation de ceux-là mêmes qui distillent la haine et prônent le repliement à l’intérieur de frontières barbelées ? Après Dieu, le Diable a décidément bon dos !

 

Prochain article :

XIX – Retour à l’écologie urbaine, ou la ville au défi du développement durable

_______________________

[1] Luc Ferry, entre autres, auteur avec Alain Renaut de La pensée 68 (1988).

[2] C’est un paradoxe qui ne semble pas torturer les chrétiens : ils ont eu bien du mal à digérer la séparation de l’Eglise et de l’Etat en 1905, pourtant cela faisait déjà belle lurette qu’ils avaient, sur le plan de la morale, séparé la politique − et l’économique − de la religion. Posture dans laquelle ils persévèrent de nos jours plus que jamais. 

[3] Voir également du même évangéliste 17, 11-19 : La guérison de dix lépreux et le salut du seul Samaritain.

[4] Bible, traduction oecuménique (TOB).

[5] C’est Benoît XVI qui  a attiré l’attention sur cet aspect, qui n’est pas neutre (Angelus du 15 juillet 2007).

[6] Cf. « La corruption du meilleur engendre le pire. » Les deux citations sont tirées d’un article de Philippe Lestang : « Corruption » du christianisme et modernité dans Connaître n° 39 de janvier 2013.

[7] Dialectique de la distance et de la proximité : voir nos comptes rendus de la sociologie de la ville chez Simmel et ses disciples de l’école de Chicago respectivement le 10 juin 2013 (LA SOCIOLOGIE DE GEORG SIMMEL : la ville entre liberté et aliénation) et le 13 juin 2013 (SUR LE TERRAIN MEME DE LA VILLE : LE COURANT EMPIRIQUE, 1. l’écologie urbaine de l’école de Chicago).

[8] Explorer la ville (1983). V. notre compte rendu du 4 août 2013 dans la série : L’anthropologie urbaine.

[9] Vérité et méthode.

[10] La France doit faire le choix d’un multiculturalisme tempéré (Le Monde du 14 janvier 2015).

[11] Sous-titré : Philosophie des corps mêlés. Luxuriant poème philosophique en prose où la symphonie des sens pourrait être mise en parallèle, comme en contrepoint, au métissage des peuples. Elle exulte en accédant à ce sixième sens intérieur, celui  de notre corps même, langue sensible, dans la « joie ». Polychromie surimposée à la polyphonie, La Dame à la Licorne n’est-elle pas aux cinq (ou six) sens, ce que les cartes scolaires de Jules Ferry étaient aux cinq continents (six en y ajoutant le mythique royaume du prêtre Jean) ? Rappelons qu’au début des années 1900, Georg Simmel avait déjà esquissé une Sociologie des sens en rapport avec sa sociologie urbaine. Aujourd’hui, cosmopolite, la grande ville, n’a-t-elle pas plus que jamais besoin de développer une sensibilité plurielle, charnelle autant que spirituelle, en harmonie avec la diversité de son peuplement ? (V. notre article du 10 juin 2013 intitulé LA SOCIOLOGIE FORMELLE DE GEORG SIMMEL : La ville entre liberté et aliénation).

[12] Pouvoir et contre-pouvoir à l’ère de la mondialisation (2003).

[13] Cf. La dynamique politique de la société mondiale du risque (conférence donnée le 13 décembre 2004 dans le cadre du séminaire Economie de l’environnement et développement durable organisé par l’Institut du Développement Durable et des Relations Internationales).

[14] Ulrich Beck : op. cit. On aura noté que la conférence en question a été donnée à Paris en 2004 !

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Chères lectrices, chers lecteurs,

D’accord ou pas, n’hésitez pas à me laisser un message, je ne manquerai pas de vous répondre. Vous pouvez également m’écrire à l’adresse e-mail suivante : serre-jean-francois@orange.fr.

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