IV – LES TENDANCES SE RECLAMANT DU MARXISME : la ville comme production sociale – 2) Henri Lefebvre : du « droit à la ville » à la « révolution urbaine »

                                                      Pantin : oeuvre d’art urbain (photo : Serguei)

Henri Lefebvre : du « droit à la ville » à la « révolution urbaine »

Si Lefebvre se penche au chevet de la ville en philosophe marxiste, c’est en adoptant une méthode qui lui est propre, qui sera reprise par Sartre (L’Idiot de la famille – Gustave Flaubert de 1821 à 1857), censée articuler logique intellectuelle et enquête de terrain. Sa démarche, dite régressive-progressive, nourrie des sciences sociales applicables à la ville, se déroule en trois temps :

 1)      Analyse au présent des situations avec les outils théoriques et d’enquêtes mis par les sciences sociales à la disposition du chercheur ;

2)      Remontée du cours du temps à la recherche des déterminants sociaux permettant de situer l’origine des phénomènes décrits en première phase ;

3)      Reconstitution du processus historique et découverte des lois du développement à même d’élucider et d’expliquer la situation présente.

C’est par la logique qu’il nous introduit d’abord à la philosophie de la ville. Non pas la logique formelle, mais la dialectique dont le mouvement est censé rendre compte du réel. La société urbaine prend le relai de la société industrielle qui avait succédé à la société rurale. Elle est définie par une forme, dans un sens relevant non de la géométrie mais de la logique, comme ce qui rassemble, rapproche, jusque dans la simultanéité favorisée par le développement des technologies de la communication. Elle est dans un rapport dialectique avec son contenu économique, social, culturel… Par rapport à Simmel, il y a glissement sémantique. Chez Simmel le contenu relevait de la psychologie individuelle alors que pour Lefebvre il est de l’ordre des choses, des hommes, de la production et des œuvres. De même, tandis que Simmel parlait de forme de socialisation, pour Lefebvre la forme est une catégorie liée à la spatialité. La différence d’approche n’est pas anodine : Simmel met en rapport l’individu avec la société qui le structure, Lefebvre, les processus de production et de création, les modes de vie et la culture avec les formes de « rencontre et du rassemblement de tous les éléments de la vie sociale […] »[1]. L’individu n’y détient plus la position centrale qu’il avait dans la sociologie de Simmel (à l’origine de la notion de personnalité urbaine). La méthode dialectique se substitue au raisonnement logique, formel. Dans sa conception, la ville est médiation : entre l’individuel et le social, entre le local et le global, le proche et le lointain. Elle est menacée de dissolution dans l’urbain par la base, l’entreprise, et par le sommet, l’Etat, au profit d’une nouvelle rationalité fondée sur l’échange économique.

En tant que forme pure l’urbain est lié à la centralité : « Cette forme n’a aucun contenu spécifique, mais tout y vient et y vit. C’est une abstraction, mais le contraire d’une entité métaphysique, une abstraction concrète, liée à la pratique. »[2] L’urbain « se relie d’un côté à la logique de la forme, et de l’autre à la dialectique des contenus »[3]. L’une et les autres dans une indépendance relative. Dans cette conception l’espace est transparent, il traverse l’ensemble des instances de la formation sociale. Toutes choses égales par ailleurs, la société urbaine est la projection dans l’espace des rapports sociaux de la société globale.

Parvenu au terme d’un processus dialectique d’évolution, le mode de vie urbain tend à se généraliser. En conséquence de quoi la société entière, dont la ville éclatée est le reflet, partage la même culture urbaine [4]. A l’origine, la ville de l’ère agraire résulte de la juxtaposition de particularités : groupes sociaux, corporations, activités, fonctions, constructions… Sa négation, l’agglomération industrielle correspond, avec la généralisation de l’échange économique, à une ère caractérisée par l’uniformisation : « Le temps et l’espace de l’ère industrielle ont tendu et tendent encore vers l’homogénéité, vers l’uniformité, vers la continuité contraignante. »[5] La société urbaine, enfin, par sa généralisation, représente, à l’ère postindustrielle, la synthèse dans laquelle « le temps et l’espace […] deviennent différentiels. »[6] C’est que « la dialectique de la centralité introduit un mouvement différentiel »[7] entre des lieux mis en tension dans un espace hétérogène (en réseau dirait-on aujourd’hui). « Une sélection s’opère. »[8] La forme urbaine « ne se définit que dans et par cette unité rassemblant des différences »[9].

Pris, ainsi, dans un mouvement dialectique de création-destruction, l’urbain ne se comprend plus seulement par rapport à la consommation, mais constitue, à l’ère postmoderne, une véritable force productive en tant qu’il contribue à rapprocher les uns des autres les éléments de production qui y convergent : agricoles, industriels, tertiaires, culturels, capitaux, travail… « L’urbain en tant que forme trans-forme ce qui rassemble (concentre). » [10]

Si, au cours du temps, le rural, l’industriel et l’urbain se sont succédés (diachronie), trois niveaux structurent la société (synchronie) :

 1)      Niveau G : niveau global où « s’exerce le pouvoir d’Etat comme volonté et comme représentation »[11] ;

2)      Niveau M : niveau mixte, médiateur ou intermédiaire, spécifiquement urbain, celui de la ville au sens propre et courant du terme ;

3)      Niveau P : niveau privé de l’habiter distinct de l’habitat dans son sens idéologique fonctionnel. C’est le niveau microsocial d’une pratique ancestrale correspondant à la nature de l’homme en tant qu’être humain au sens de Heidegger. D’où la référence du philosophe à Hölderlin : « L’homme habite en poète. »

La ville, dans son rapport à la centralité, est fondamentalement mise en relation des hommes et « les rapports sociaux se révèlent dans la négation de la distance. »[12] C’est pourquoi, « l’urbain rassemble des différences et fait différer ce qu’il rassemble »[13]. Il faut en conséquence abandonner les analyses en termes exclusifs de besoins et de fonctions et se recentrer sur l’« habiter », fait anthropologique essentiel. L’économique et la  quantophrénie doivent s’effacer devant le vécu et tendre vers une utopie : l’appropriation de l’espace de la ville. Le mythe de l’interdisciplinarité, impuissante à se défaire de la division du travail intellectuel, doit céder la place à une stratégie de la connaissance, jointe à une stratégie politique, saisissant le phénomène urbain comme totalité et associant l’usager. Il revient aux luttes de classe de jouer sur les contradictions du mode de production capitaliste et urbain pour venir à bout de la ségrégation spatial, reflet des divisions sociales masquées par l’idéologie techniciste, et imposer la participation du citadin. Pour ce faire, il faut abandonner une pensée purement analytique qui, s’appuyant sur la fragmentation du savoir universitaire en disciplines étanches, découpe le réel en tranches en perdant de vue ce qui rassemble, la synthèse, la totalité. Ce préalable levé, la réalisation de la société urbaine devra encore mettre en œuvre une planification au service des besoins sociaux et mobiliser les forces sociales et politiques sans le recours desquelles on retomberait dans la technocratie.

Si la ville est l’enjeu de la révolution urbaine, c’est qu’elle est nécrosée par l’échange économique. D’où l’urgence de la rétablir dans sa valeur d’usage. Comment ? En refondant la centralité sur la base du ludique dans son acceptation la plus large englobant la culture bien sûr, mais extraite des circuits commerciaux qui la dénature, et la fête surtout, dont le sens a été perdu. Ainsi comprise la centralité ludique constituerait le pivot de la ville idéale destinée à satisfaire les besoins sociaux. « […] ville éphémère, œuvre perpétuelle des habitants »[14] en phase avec les exigences contemporaine de la mobilité, réceptive à l’art, non pas réduit à l’ornementation, mais à même d’élever la ville au rang d’œuvre d’art et de créer les conditions d’un art de vivre. «  […] l’avenir de l’art n’est pas artistique, mais urbain. »[15] Peut-on mieux promouvoir l’urbain ? Comme on peut le constater, la philosophie de la ville qu’Henri Lefebvre appelle de ses vœux, par ailleurs non détachable d’une critique de la vie quotidienne, ne manque pas de lyrisme. Elle trouve aujourd’hui un écho dans des initiatives variées qui visent à redonner vie aux quartiers déshérités de la modernité en accompagnant la réhabilitation, rénovation, démolition-reconstruction du bâti. La démarche « Haute Qualité Artistique et Culturelle » (HQAC) que promeut Stefan Shankland, artiste plasticien, mise en œuvre à travers le projet Trans 305 à Ivry-sur-Seine a ainsi pour objectif d’« intégrer l’art à la ville en transformation ». Démarche similaire engagée par Bellastock, association d’architectes proposant des expériences architecturales avec les habitants, pour l’animation du chantier de l’écoquartier fluvial sur l’Ile-Saint-Denis[16]. Toutes initiatives qui contribuent à accuser la rupture avec un urbanisme fonctionnel, à insuffler une vitalité à un aménagement technocratique et à redonner du sens à des interventions dont la rationalité affichée couvre trop souvent des impératifs d’économies ou des buts inavoués de sélection sociale.

Renouvelée, la ville doit concentrer ses forces et ses ressources sur l’espace-temps de l’« habiter », et le droit à la ville doit être reconnu pour tous dans la mesure où le mode de vie qui lui est propre tend à s’étendre à la société globale. Qu’est-ce que le droit à la ville : « […] le droit des citoyens-citadins, et des groupes qu’ils constituent (sur la base des rapports sociaux) à figurer sur tous les réseaux et circuits de communication, d’information, d’échanges. »[17] Il s’en faut de peu que Lefebvre ne le place au sommet de la hiérarchie des droits : « Le droit à la ville se manifeste comme forme supérieure des droits : droit à la liberté, à l’individualisation dans la socialisation, à l’habitat et à l’habiter »[18]. Ce qui, rappelle l’auteur, dépend d’une « propriété essentielle de l’espace urbain : la centralité. »[19] En ce sens le droit à la ville est bien « le droit de rencontre et de rassemblement »[20], et exclure des individus et des groupes de l’urbain ce serait discriminatoirement les exclure de la civilisation. « Le droit à la ville, pris dans toute son ampleur, apparaît aujourd’hui comme utopien […] »[21] écrivait en 1972 Henri Lefebvre. Et effectivement il faudra attendre la loi d’orientation pour la ville du 13 juillet 1991 pour le voir reconnaître par le législateur qui dispose dès son article 1er : « Afin de mettre en œuvre le droit à la ville, les communes, les autres collectivités territoriales et leurs groupements, l’Etat et leurs établissements publics assurent à tous les habitants des villes des conditions de vie et d’habitat favorisant la cohésion sociale et de nature à éviter ou à faire disparaître les phénomènes de ségrégation. » La loi Besson du 31 mai 1990 avait déjà consacré un droit au logement en son article 1er en vertu duquel « garantir le droit au logement constitue un devoir de solidarité pour l’ensemble de la nation. »  Cependant, il faudra encore attendre la loi du 5 mars 2007 pour voir reconnu le droit au logement opposable, condition – nécessaire mais non suffisante – pour la mise en œuvre d’un droit à la ville réel. On sait, hélas, ce que la crise économique en a fait ! Mais sans elle serait-on plus avancé aujourd’hui ? Il est vrai que pour Henri Lefebvre la question du logement masquait les problématiques liées à la ville et que la mise en œuvre du droit à la ville impliquait l’autogestion !

Dans La production de l’espace, Lefebvre approfondira sa réflexion, critiquant les clivages traditionnels tendant à fragmenter l’espace compris comme pure abstraction pour leur substituer une distinction concrète entre l’espace vécu de la pratique sociale, l’espace perçu des représentations et l’espace conçu des urbanistes. De projetée dans l’espace, la société devient productrice de l’espace. Du coup, dans l’analyse, la vacuité de l’espace cède devant l’enjeu constitué par les luttes sociales. L’espace n’est pas donné, il n’est pas le simple support des activités de l’homme, mais, indissociable de l’aménagement, il est une production sociale par la médiation de laquelle s’exerce sa domination. « Il ne s’agit pas, précise Lefebvre, de localiser dans l’espace pré-existant un besoin ou une fonction, mais au contraire de spatialiser une activité sociale, liée à une pratique dans son ensemble, en produisant un espace approprié. »[22]L’espace, en tant que l’activité sociale s’y déploie, ne saurait constituer une donnée a priori comme chez Kant. « On passe de la production des choses dans l’espace à la production de l’espace planétaire, ceci enveloppant, supposant cela. »[23] Il s’en suit que, produit de l’histoire, il est non seulement lié aux modes de production, mais est politique par essence dans la mesure où les contradictions de la société s’y reflètent. C’est ainsi que l’espace perspectif de la période classique « ne se sépare pas d’une transformation économique : accroissement de la production et des échanges, montée d’une nouvelle classe, importance des villes, etc. »[24] Quant à l’espace de la modernité, il a « des caractères précis : homogénéité-fragmentation-hiérarchisation » [25] . Homogénéité, conséquence de la normalisation des matériaux et de la standardisation des procédés de construction imposées par l’échange économique ; fragmentation, faute de plan d’ensemble, résultat de la parcellisation foncière et de l’agrégation d’ensembles constructifs détachés d’un centre ; Hiérarchisation  pouvant aller jusqu’à la ségrégation spatiale. Enfin, cet espace de la modernité se mobilise, la propriété dite « immobilière » est de plus en plus mise en circulation, y compris sous la forme de titres négociables (pierre-papier).

A la dimension spatiale il faut joindre la dimension du temps, de sorte que l’urbain est un champ où se nouent les rapports à l’espace et au temps (cf. la rythmanalyse). Et c’est la raison pour laquelle le droit à la ville implique, non pas une science de l’espace, abstraite, mais la connaissance des conditions de la production de l’espace urbain, connaissance critique s’il en fût, relevant de la dialectique, où le mental et le social se rejoignent dans le vécu. « En vérité, pour changer la vie, il faut d’abord changer l’espace. »[26] D’où la proposition de Lefebvre d’une nouvelle science : la spatiologie ou spatio-analyse, science spatiale de la complexité en opposition à une conception de l’urbanisme réduite à sa seule dimension de composition urbaine, liée à l’économie capitaliste et à un pouvoir d’Etat technocratique déniant à l’habitant le rôle central. D’où également les perspectives offertes par les contradictions de l’espace social contemporain qui contient en germe, à travers le concept d’espace différentiel, un potentiel d’émancipation dont la réalisation jamais achevée devra pouvoir s’appuyer sur la capacité autogestionnaire des usagers parallèlement au déclin de l’Etat. « Par rapport à l’espace différentiel, l’espace homogène spécifié (visuel, phallique) n’est autre que l’espace de mort. »[27]

 ***

Ce n’est pas le moindre mérite de Lefebvre que d’avoir attiré l’attention sur les pièges de la distinction en termes de contenu et de forme, chère à Simmel, ou pour reprendre la terminologie propre à la Gestalt entre figure et fond. La ville en tant que forme contient la société qu’elle informe, mais en tant que figure elle s’inscrit sur un fond de ruralité qu’elle nie. Sous ce double angle de vue, il y aurait complémentarité du contenu et de la forme mais antagonisme de la figure et du fond. La Gestalt Théorie a pourtant démontré que figure et fond étaient interchangeables selon la perspective que l’on adopte. Or le passage de la logique à la dialectique permet de surmonter la contradiction et surtout de la dissoudre à terme dans le concept englobant d’urbain pris dans le sens extensif de société urbaine distinct de celui d’agglomération physique.

Prendre la mesure de l’actualité de Lefebvre, c’est d’abord faire le constat que plus personne, sauf peut-être quelques irréductibles nostalgiques de la nature et de la campagne, ne conteste la généralisation de l’urbain pris dans ce sens. Il suffit, d’abord, de se rappeler que dans les années 90 le thème a été repris par Françoise Choay dans le catalogue de l’exposition sur La ville : art et architecture en Europe (1870-1993) qui s’est tenue en 1994 au Centre Pompidou ainsi que par Geneviève Dubois-Taine et Yves Chalas en 1997 dans l’ouvrage intitulé La ville émergente, synthèse des contributions du séminaire du Plan Construction et Architecture de 1996, dont ils ont assuré la direction. Sauf que ces auteurs se placent au niveau de la morphologie urbaine et non de la société comme Lefebvre. Pour Françoise Choay, le règne de l’urbain signe purement et simplement la mort de la ville, indissociable de son territoire, l’avènement de la non-ville, alors que pour Yves Chalas, la ville émergente, représentée par le périurbain sous la figure de la ville-nature ou ville-campagne, compromis soumis à l’injonction de la mobilité, prend des formes plurielles, dont la polycentralité constitue le dénominateur commun. A la différence de Françoise Choay, Yves Chalas refuse de voir dans l’urbain la dissolution de la ville en mal de centralité. C’est que, sous l’étalement urbain, la ville émerge à partir de centres multiples. En mettant l’accent sur le rôle des centres dans la structuration de l’urbain, non seulement il rejoint Lefebvre mais il est rattrapé par la réalité dans la mesure où on constate actuellement une tendance à la recentralisation avec la crise que connaissent les grandes surfaces de la périphérie et le retour des commerces en centre-ville, d’une part, la gentrification de ces centres-villes à la faveur des rénovations urbaines, d’autre part, la réinsertion des campus universitaires intramuros, enfin.

A suivre :

La critique de l’urbanisme par les situationnistes et Guy Debord


[1] La ville et l’urbain (1971) in Espace et politique (1972).

[2] La révolution urbaine (1970).

[3] Ibid.

[4] Intuition reprise de William Morris ? : « La ville envahit la campagne ; mais les envahisseurs, comme les envahisseurs guerriers des temps anciens, cédèrent à l’influence de leur entourage et devinrent campagnards ; et, à leur tour, lorsqu’ils furent devenus plus nombreux que les hommes des villes, ils influencèrent ceux-ci ; en sorte que la différence entre la ville et la campagne alla diminuant ; et c’est bien ce mode de la campagne, vivifié par la pensée et l’esprit alerte des gens élevés dans les villes, qui a produit cette vie heureuse, pleine de loisirs, active pourtant […] » (Nouvelles de Nulle part ou ère de repos, cité par Françoise Choay dans son anthologie : L’urbanisme – utopies et réalités).

[5] La ville et l’urbain  in Espace et politique.

[6] Ibid.

[7] Ibid.

[8] La révolution urbaine.

[9] Ibid.

[10] Ibid.

[11] Ibid.

[12] Ibid.

[13] Ibid.

[14] Perspective ou prospective ? in Le droit à la ville (1968).

[15] Ibid.

[16] V. pour de plus amples développements l’article intitulé « Poètes, vos chantiers ! » dans Le Monde du 26 octobre 2013.

[17] Espace et politique, op. cit. (Introduction).

[18] Ibid.

[19] Ibid.

[20] Ibid.

[21] Ibid. Utopien, à la différence d’utopique désigne un projet potentiellement réalisable.

[22] Ibid. 

[23] La bourgeoisie et l’espace in Espace et politique (1972).

[24] La production de l’espace (1974).

[25] Ibid.

[26] Ibid.

[27] Les institutions de la société « post-technologique » in Espace et politique. Lefebvre distingue l’espace instrumental – visuel et phallique – de l’espace social proprement dit. Contrôle et dictature de l’œil caractérisent le premier : « Le Visuel et le Phallique se soutiennent, se complètent, non sans risque de conflit, car le Phallique intervient avec brutalité, alors que le Visuel se contente de la mise en image. »

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